J’arrête la pilule, c’est décidé ! Mais avant de vous parler de tout ça, je tiens à préciser deux, trois petites choses pour, comme on dit chez nous, « éviter les emmerdes » ! Car si j’arrête la pilule, je ne vous incite pas non plus à le faire. À vous de prendre cette décision si vous le souhaitez !

J’arrête la pilule : Précisions avant le départ

j'arrête la pilule : précisions

Aujourd’hui, j’ai décidé de partager avec vous mon expérience « pilule« . Pourquoi j’ai décidé de prendre la pilule comme moyen de contraception ? Pourquoi je l’ai prise pendant 10 ans ? Et pourquoi j’ai décidé d’y mettre un terme ! Oui, j’arrête la pilule ! Mais je ne suis pas médecin, ni gynéco. Je n’ai pas la science infuse et je refuse de parler de « vérités« . Je ne suis pas là pour vous donner des leçons… J’ai juste envie de partager avec vous mon expérience personnelle, mon point de vue et mes réflexions qui n’engagent que moi.

Questionnement ou pourquoi j’arrête la pilule

Par pitié, ne décidez pas sur un coup de tête de dire « J’arrête la pilule aussi » après avoir lu cet article. Faites-vous votre propre idée. Je ne dis pas ici ce qui est bien ou mal, je vous partage mon expérience avec mes mots et mes impressions.

J'arrête la pilule : questionnement

Dernière chose, la pilule est un moyen de contraception donc elle empêche de procréer (a priori) mais ne protège en rien des IST et MST. Les seuls contraceptifs qui protègent contre les IST et MST sont les préservatifs qu’ils soient féminins ou masculins. Si vous voulez voir quelques tests, vous pouvez trouver des avis sur les préservatifs Intimy ou encore les préservatifs Manix Skyn Elite. Faites une recherche pour en trouver d’avantage.

Je dois reconnaître que l’idée m’a pété à la gueule comme ça, du jour au lendemain. Mais j’avais quelques jours devant moi avant la fin de ma plaquette pour me décider ou non à arrêter cette satanée pilule. Il fallait que je me pose une seule question: pourquoi est-ce-que je prenais la pilule ? Depuis 10 ans qui plus est. La réponse qui nous vient tous est « ne pas tomber enceinte« . Évidemment, mais pourquoi la pilule… Car avant de dire « J’arrête la pilule« , je l’ai prise pendant plus de 10 ans.

Pourquoi je prends la pilule ?

J'arrête la pilule : pourquoi je prends la pilule

La décision de prendre la pilule

Comme toute ado qui se respecte, je me suis intéressée aux contraceptifs dès que j’ai commencé à avoir un boy et les hormones en ébullition. Évidemment, le port du préservatif était non négociable mais, pas suffisant pour être totalement sereine. Que faire si il est mal mit ? Si il craque ? Il est évident que tomber enceinte à 17 ans était inenvisageable… C’est marrant car à cette époque, la chose qui nous préoccupait le plus, c’était de ne pas tomber enceinte. Les IST ou MST tombaient au second plan… C’est assez fou mais, c’est un autre sujet.

Récapitulons, je suis jeune. J’ai un copain. On joue à touche-pipi et je sais une chose. C’est que je ne veux pas tomber enceinte. Très bien mais, comment faire ? Facile, la pilule! C’est un peu un rite de passage… C’est comme cela que je l’ai vécue… Internet était à ses balbutiements, il n’y avait pas ou peu d’informations et croyez-le ou non, l’accès à celles-ci était assez complexe ! Mon « choix » s’est très vite orienté vers la pilule, comme les copines ou par dépit car, à l’époque, à 17 ans, on ne connaît pas d’autre moyen de contraception.

En plus, nous avions une combine d’enfer… Se faire prescrire un traitement de choc contre l’acné, le Roaccutane pour que ton généraliste te prescrive une pilule car, tomber enceinte avec ce traitement et beaucoup trop risqué pour le bébé. Donc, les médecins avaient pour obligation de vérifier que la patiente n’était pas enceinte et devaient prescrire une pilule avec le Roaccutane. Me voila donc déterminée à ma faire prescrire une pilule, je suis chez le doc et ma mère attend dans la salle d’attente.

La consultation médicale chez le médecin de famille (en 2006)

J'arrête la pilule : consultation médicale

 

Comme disent les vieux, c’était il y a fort longtemps… Voici mes « restes » de souvenirs de cette consultation pour vous donner une petite idée de la manière dont les choses se sont déroulées.

  • Pas de questions particulières du Doc
  • Aucune ordonnance pour une prise de sang
  • Pas d’explication des autres contraceptifs

Le Doc a été obligé de me prescrire un quart de demi-comprimé de Roaccutane car je n’en avais pas besoin. Comme-ci ma mère n’avait pas saisi le manège.

Petit avertissement sur la prise de pilule et le tabac mais pas assez frontal pour me faire abandonner l’idée de la pilule ou le tabac. Avec le recul je me dis que c’est quand même vachement light ! Évidemment à l’époque j’étais ravie, j’avais ce que je voulais mais à quel prix ? J’ai donc prise la pilule et suite à un arrêt de quelques mois, je décide d’y retourner car Mogwaï et moi en avions marre de dépenser notre salaire en capote ! Par contre, cette fois, je décide de faire les choses bien et de prendre un rendez-vous chez une gynéco.

La consultation médicale chez la gynéco (en 2013)

J'arrête la pilule : consultation gyneco

7 ans se sont passés entre ce jour-là et ma première prescription de pilule. Depuis, il y a eu les problèmes connus des pilules de première ou seconde génération (je ne sais même plus) et le personnel soignant est plus averti des risques et effets secondaires de la pilule. Je m’attends donc à avoir une consultation plus constructive avec une vraie pro du vagin. Mais, là encore, même combat…

Ce qui m’étonne le plus, c’est l’absence de prise de sang et la non-information sur les autres contraceptifs. Comme si le milieu médical se contentait de cette pilule qui avait déjà fait couler beaucoup d’encre et causer beaucoup d’AVC… Plus mûre, curieuse et aguerrie, je parle du scandale « Diane 35 » à l’experte et là, la gynéco me sort un truc du genre « que des conneries« . Mais oui bien sûr… Mais là encore j’étais satisfaite, j’avais ma pilule et je pouvais copuler avec Mogwaï sans trop me prendre la tête.

On ne me disais pas tout !

Pendant tout mon apprentissage sexuel j’ai été mal informée. Ce n’était pas des mensonges mais, de l’omission ! Je ne peux même pas en vouloir à mes parents car ils ne connaissaient rien de la pilule, bien trop récente pour eux…

J’ai commencé à me poser des questions quand, pendant 6 mois, j’avais deux fois par mois mes règles, les « vraies » règles à la fin de ma plaquette et 3 jours de règles au milieu. Là, je décide de stopper la pilule jusqu’à mon prochain rendez-vous gynéco prévu 1 mois après. Il me change de pilule et m’explique que j’ai un cycle plus long que la moyenne. J’en reste là, je ne tilte pas… Cette nouvelle et dernière pilule a stoppé l’effet secondaire des 3 jours de règles au milieu de la plaquette mais, elle en a créé un autre qui allait me faire prendre conscience que j’abîmais mon corps. Les premiers moments où j’étais sur le point de dire « J’arrête la pilule« .

Les effets secondaires de la pilule

j'arrête la pilule : les effets secondaires

Il est très difficile pour moi de les reconnaître car, quand on a été 10 ans sous pilule, quand pendant 10 ans, on prend un médicament, quand on force son corps à faire des choses qui ne sont pas naturelles pour lui, c’est difficile de savoir ce qui est « normal » ou pas. Il n’empêche qu’il y a des effets assez sympa et des vrais effets secondaires pas agréables !

Les effets « cool »

Déjà, il y a les effets « cool », on ne va pas se mentir, la pilule est pratique pour bien des choses et c’est d’ailleurs pour cette raison que je me suis tournée vers elle à plusieurs reprises. Premièrement, on est réglé et pour de vrai. C’est cool de savoir au jour, à l’heure près, quand tes règles vont tomber ! Deuxième chose, la douleur des règles est quasi inexistante quand je prends la pilule. Croyez-moi messieurs, c’est un réel avantage. Enfin, les flux (dans mon cas toujours) sont maîtrisés. Je perds très peu de sang. En gros, je sais quand elles arrivent, qu’elles sont très courtes, pas abondantes et pas douloureuses. Autre point qui relève du détail, j’ai peu de boutons avec la pilule. Et puis, il y a le reste…

Les effets « pas cool »

Ma dernière pilule m’a fait rendre compte que je ne lubrifiais plus ou pas. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de respecter mon corps, de respecter son cycle et je fus très surprise des résultats… Pour savoir comment fonctionne notre corps, le mieux est de l’observer de loin et »au naturel », c’est-à-dire, sans pilule, sans médicament…

Dès que j’ai décidé de dire « J’arrête la pilule« , j’ai vu des changements significatifs. Une lubrification plus abondante, une libido plus importante, des poils qui poussent beaucoup moins vite et je suis certaine que je passe encore à côté de trucs « normaux » que je n’ai pas connus. Mais comptez sur moi pour revenir vous en parler ici. Tous ces changements m’ont conforté dans mon idée de respecter mon corps mais le plus évident, le plus ahurissant, est la différence entre un cycle sous pilule et mon cycle naturel.

Le cycle

J'arrête la pilule : le cycle

Sous pilule, le cycle est de 28 jours, 21 jours « off » en prenant la pilule et 7 jours sans pilule avec apparition des règles. Je m’exprime sûrement mal mais, vous saisissez l’idée. Au naturel, mon cycle n’a rien à voir avec celui-là… En effet, il est de 42 jours. Oui, 42 jours ! 6 semaines sans règles et 1 semaine avec.

En arrêtant un cachet, je passe de 3 à 6 semaines sans règles c’est juste énorme. Énorme pas dans le sens fun du terme mais dans le sens « putain, pourquoi tu as autant bousillé ton corps »? J’ai forcé mon intimité à se régler sur un cycle qui est presque 1 fois plus court que ma norme. Je n’en reviens pas… 10 ans comme ça… Bon et puis ce n’est pas fini, parce qu’il faut garder en tête que les règles sous pilule n’ont rien à voir avec des règles normales…

Les règles

J'arrête la pilule : Les règles

Sous pilule, c’est un peu le monde des Bisounours… 3 jours de règles 3 cups par jour (la capacité d’une cup correspond à un tampon maxi), la règle de trois rêvée ! En temps normal, c’est bien différent… 5 jours de règles (dont 2 ou j’ai clairement envie de crever) et 7 à 8 cups par jour dont 3 la nuit… C’est pire qu’un nourrisson à nourrir… Je change la cup avant d’aller au lit vers 22h00. Je me réveille aux alentours de 2h00 du mat car, je sens qu’elle est pleine. Et que 30 minutes plus tard, je risque de me réveiller le cul dans un bain de sang. Et rebelote à 5h00 du mat…

Je dois vous avouer que je préférais mes fausses ragnagnas mais face à ce constat je ne peux que m’alarmer. Qu’est-ce que j’ai fait subir à mon corps ? Non, parce qu’il ne faut pas perdre de vue que les menstruations sous pilules ne sont pas des règles à proprement parler mais des règles artificielles, contraintes, provoquées…

Du coup, j’ai décidé d’arrêter la pilule mais, cela ne signifie pas que je souhaite avoir d’enfant pour le moment. Si vous êtes sages, je vous expliquerai plus tard vers quoi je me suis tournée et rassurez-vous, ce n’est pas d’abstinence…

Comment j’ai arrêté la pilule ou quand j’ai crié : J’arrête la pilule

J'arrête la pilule : stop

Cela semble idiot mais, du jour au lendemain. Arrivée à la fin de la plaquette, je n’en ai pas entamé une autre. Je le précise car, de nombreuses femmes ne savent pas comment faire. Certaines l’arrêtent progressivement en coupant les cachets ou en la prenant un jour sur deux… L’argument principal étant les hormones et les boutons. En gros plus l’arrêt est progressif, moins les boutons réapparaissent.

Objectivement, j’ai passé l’âge de me focaliser sur mes boutons. Si c’était le cas, je me préoccuperais plus de mon environnement et de mon alimentation que de la pilule… Après avoir consulté mon gynéco au téléphone et une amie médecin, je ne courrais aucun risque à arrêter la pilule d’un coup. Si ce n’est celui de tomber enceinte. Moi qui m’imaginez en train de couper mes cachets en 4 et de reporter cet arrêt à 12 mois, j’étais rassurée !

J’arrête la pilule : Conclusion

Si j’arrête la pilule, c’est pour mettre un terme au fait de forcer mon corps à travailler de manière non naturelle. Je ne conseille pas de la prendre ou non. Nous sommes toutes libres de nos choix. Je vous expose simplement des faits que j’ai constaté par moi-même. Car, aucun médecin ou gynéco n’a jugé utile de m’informer de tout ça.

Je n’ai abordé que des sujets, changements, que j’ai constaté sur moi. Et je ne vous parle même pas des risques d’AVC (Accident Vasculaire Cérébral), des artères abîmées ou encore des cas de phlébites apparues sur des sujets fumeurs ou non… Je qualifierai mon expérience de « banale », d’autres femmes ont eu des effets secondaires plus probants et bien plus graves. D’autres encore vont très bien et n’ont pas vu de changements dans leur corps. Nous sommes toutes différentes et nos réactions face à un médicament ne sont pas toujours les mêmes. Je rappelle que je ne blâme pas ici la pilule qui est un contraceptif qui m’a convenu pendant 10 ans et qui, rappelons-le, est le symbole de la libération de la femme.

Faites ce que bon vous semble mais, renseignez-vous avant de, comme moi, forcer son corps à fonctionner d’une façon qui n’est pas naturelle pour lui et ne perdez pas de vue qu’il existe bon nombre de contraceptifs qui méritent toute notre attention. Si j’arrête la pilule, ce n’est pas forcément la bonne chose à faire pour chacune d’entre vous.

J'arrête la pilule ou comment j'ai changé de contraceptif
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