Voici un autre point sur lequel je souhaitais donner ma réflexion personnelle, celui des pratiques sexuelles extrêmes. Aujourd’hui, les pratiques sexuelles évoluent, mais surtout se démocratisent parfois un peu trop. Certains actes de la sexualité sont aujourd’hui banalisés et ne sont plus pratiqués parfois dans un cadre sain.

Progression des pratiques sexuelles extrêmes

Depuis quelques années, les pratiques sexuelles extrêmes sont en progression. Il n’y a qu’à lire les retours des sexologues et surtout des hôpitaux qui font le constat de l’augmentation de visites d’urgence pour des raisons de pratiques sexuelles ayant débordées. Aujourd’hui, les sextoys sont de plus en plus utilisés. Ce n’est pas un mal en soi, bien au contraire selon moi. Mais parfois, les dimensions de certains produits de ce genre ne sont plus correctement appliqués. Certains sextoys proposent des mensurations qui ne sont plus humaines. Médicalement, l’utilisation de ces objets en devient dangereuse.

S’il est vrai que la présence de corps étrangers dans le cadre sexuel est aujourd’hui davantage contrôlé par les normes imposées sur leurs confections, il en reste pas moins qu’un danger existe, surtout lorsqu’il s’agit d’objet n’étant pas originalement créé pour cela. C’est le cas notamment des ustensiles de cuisine.

Mais si ce n’était que çà, j’en aurai pas eu le désir d’en faire un article. Si l’on regarde du coté des pratiques sexuelles extrêmes, l’asphyxie et l’auto-asphyxie se développent de manière presque alarmante. Si certains utiliseraient des solutions médicamenteuses comme le Prozac ou des drogues, d’autres utilisent les substances sécrétées par le corps comme la dopamine ou les endorphines pour augmenter le plaisir ressenti et ceci de manière constante. Entre le sac plastique qui recouvre la tête pour ne plus avoir accès à la distribution de l’air et de ce fait, amène une rétention du CO2 ou la strangulation qui amène le phénomène d’hypercapnie, mélange de vertiges et d’hypoxie.

C’est la recherche de la sensation d’être proche de la mort qui fait grimper aux rideaux, les amateurs de ces pratiques extrêmes. Pourquoi cette envie de toucher la mort du bout des doigts pour se faire plaisir ?

Pourquoi chercher le plaisir dans les pratiques sexuelles extrêmes ?

De nos jours, la société nous présente les bases de l’individualisme, du plaisir personnel. De ce fait, chaque individu cherche à obtenir du plaisir, de la gaieté, du bonheur pour sa propre personne. Du coup, l’autre, n’est plus un être humain mais devient une chose. L’objet sexuel que ces personnes ont besoin pour assouvir le propre recherche du plaisir égoïste. Tirez un maximum de plaisir grâce à l’autre, comme finalement un simple sextoy. En réalité, le plaisir de l’autre vient du partage, l’affection, les baisers, les caresses, les différentes positions que l’on peut expérimenter et surtout la relation à deux d’un événement commun. Le plaisir n’est pas qu’un acte sexuel. Nombreuses recherches les sensations avant de rechercher le partage à l’autre.

Les pratiques sexuelles extrêmes et la notion de plaisir volatile

Concrètement, le plaisir ressenti est quelque chose de volatile. La pratique sexuelle amène une sensation. Cette sensation au cours du temps procure moins de plaisir. Pourquoi ? Car notre corps s’habitue. Et de ce fait, il faut chercher une sensation plus forte pour remplacer celle qui n’est plus suffisante. On recherche alors quelque chose de plus fort. Notamment par un objet plus gros ou plus grand, amenant ainsi le développement des pratiques sexuelles extrêmes.

Le but devient alors la recherche du plaisir brut et non celui des sensations issues de la relation de deux êtres. Le partage d’une pratique amenant le sentiment d’intimité qui s’instaure dans le couple. Aujourd’hui, plus besoin d’être lié à quelqu’un pour se faire fister. Il suffit se chercher une petite annonce sur le web pour trouver ce qu’on recherche. Ça en devient presque du commerce. « Moi, j’offre mon cul à ceux qui ont besoin de sodomiser quelqu’un tant qu’il a une grosse bite pour me satisfaire« . Voilà un peu ce qu’on pourrait dire de la recherche du plaisir dans ces situations.

La démocratisation des pratiques sexuelles extrêmes existe-t-elle ?

Dans un sens, on n’a pas attendu Internet et autres médias de transport d’information à grande vitesse pour pratiquer le masochisme ou le sadisme. À une certaine époque, certaines pratiques n’étaient pas courantes ou tout du moins, socialement cachées dans certaines classes de population. Mais aujourd’hui, c’est à la portée de tous le monde, de trouver un sex-shop et d’acheter un objet aux dimensions parfois délirantes.

De nos jours, la relation anale prend de plus en plus de place dans la relation sexuelle. Concrètement, je n’irai pas dire qu’il faut que cela cesse. J’aime trop les relations anales, dans les deux sens de la pratique, pour les dénigrer. La pratique du fîst fait également son entrée. Ce n’est pas un mal, mais c’est l’état d’esprit de la pratique qui a mal tourné. Le fîst ou la sodomie sont devenus trop banalisés et réalisés uniquement dans le but de ne pas passer à coté de quelque chose, sans comprendre pourquoi on le fait, ni dans quel but réel. C’est souvent de mauvaises raisons qui sont évoquées. Si de nos jours, être encore vierge à 30 ans est impensable, ne pas pratiquer de relations anales, c’est dépassé. Voilà un peu ce qu’on pourrait dire sur le sujet.

Les pratiques sexuelles extrêmes et le manque de traditions occidentales

Comme indiqué, je ne suis pas là pour faire l’apologie de la sodomie. Je suis un partisan de cet acte, mais il est en même temps de mon devoir d’en parler sur tous ces aspects. Si le rectum n’a pas de vocation sexuelle à l’origine, le plaisir qu’il apporte amène forcément à s’y intéresser. Encore faut-il de ne pas amplifier le phénomène et pratiquer l’acte dans un bon état d’esprit. L’autre n’est pas un objet dans lequel j’introduis ma queue pour mon plaisir, mais un être vivant avec qui je dois partager ma relation et chercher à satisfaire ses désirs pour partager un plaisir commun.

Si à l’époque, le pêcher charnel existait par la répression issue de plusieurs milieux, aujourd’hui, il n’est quasiment plus. Que nous reste-t-il alors ? Si en Orient, les traditions érotiques existent depuis longtemps, en Occident, que peut-on en dire ? Les traditions n’existent pas ou plus, seule la recherche du plaisir à tout prix nous guide. La relation à l’autre n’en devient finalement que superflu. La quantité prime sur la qualité ! Sans directive, c’est l’escalade du plaisir toujours poussé plus loin. On veut jouir de plus en plus, toujours obtenir de plus gros orgasmes, pour en arriver à ne plus considérer l’autre. On en arrive à banaliser la sodomie et même à la supplanter à la relation vaginale. C’est peut-être ce manque de repère qui nous fait défaut.

La recherche constante du plaisir et les pratiques sexuelles extrêmes

Concrètement, ce n’est pas la pratique de la sodomie qui me dérange, bien au contraire, je la pratique très régulièrement, que ce soit moi aux commandes ou de l’autre côté en compagnie de ma partenaire, mais c’est la focalisation que font certaines personnes à son sujet qui n’est pas des plus jolies à voir. La sodomie n’est plus un acte de partage et de relation à l’autre dans le développement du couple. La pratique de la sodomie est uniquement faites par certains, simplement pour son plaisir brut et parce que c’est tendance. Il ne faudrait surtout pas être celui ou celle qui se retrouverait au milieu d’une conversation sur cette pratique sans l’avoir essayé.

Le souci vient de la recherche constante de plaisir et surtout la recherche du plaisir minimum. On cherche la performance plutôt que la perfection. De ce fait, si la tendance continue ainsi, on se retrouvera en face de personnes qui seront blasés et qui deviendront des marchands de plaisir. Si vous ne pouvez pas leur offrir leur plaisir qu’ils recherchent, vous ne les intéressez pas. Cette recherche passe alors par la multiplication des moyens. Allez toujours plus loin, sans prendre en compte la relation à l’autre. Jusqu’où iront nous ? Nombreux sont déjà ceux ayant expérimenté des actes sexuels contre nature. Notamment la zoophilie et çà, dès le plus jeune âges.

Pratiques sexuelles extrêmes et déséquilibre

Ces personnes malgré le plaisir qu’il en retire, en deviennent déséquilibrés. Et en plus de çà, se construise une mauvaise estime de soi. L’escalade de la recherche du plaisir amène la perte de plaisir au final. Savoir trouver le plaisir à travers l’autre, permet ainsi de découvrir de nombreux horizons que l’on peut partager et non que l’on doit vivre de manière solitaire.

Ainsi, si je parle de sexualité en général sur ce site et sur tous ces aspects en essayant d’être objectif et réfléchi, ce n’est pas pour rien. Je ne suis pas contre les pratiques sexuelles extrêmes en elles-mêmes. Mais dans la manière de les percevoir et de les pratiquer par certain. Car cela les rendent bien trop banalisées et on en retire un plaisir égoïste.

N’hésitez pas à donner votre opinion sur le sujet! Il ne s’agit ici que de ma réflexion personnelle et non de la vérité absolue. Que pensez-vous de la démocratisation des pratiques sexuelles dites « Hard » ?

Pratiques sexuelles extrêmes et reflexion personnelle
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